2018, le Jardin de l’Olivier, 15 mois plus tard

Mars 2017, les premières plantations étaient en cours. Quinze mois plus tard, les arbustes ont bien grandis, les plates-bandes se sont étoffées et la surface du potager a été multipliée par deux. 

Complètement bio et modulable

"plates-bandes fleuries"
Vue du jardin, en partant du haut, vers le bas. En un an, les plates-bandes ont doublé de largeur.

En 2017, il n’y avait que sept arbustes et une glycine sur la plate-bande de gauche et, sur celle de droite, les vivaces étaient nettement moins nombreuses et moins exubérantes.

La largeur de chaque plate-bande a été multipliée par deux en un an et nous avons complété les plantations. Deux fruitiers s’y sont incrustés, un abricotier et un prunier, plus quelques rosiers.

Et surprise, pendant quelques semaines, un monstre s’est assis au milieu des fleurs, jusqu’à ce que le vent le déloge, au grand dam de la jardinière…

Un peu rachitique l’an passé, la glycine court désormais le long de la clôture. Elle devrait donner quelques fleurs au prochain printemps.

Au fond, à côté de la cabane, le papyrus, se plait visiblement dans l’humidité ambiante de ce secteur du jardin.

Au bonheur des sens

"Fleurs et insectes"
Alstroemeria, rosier rampant, lavande, lantana attirent les insectes, qui disposent de leur hôtel particulier.

Les trois nouveaux rosiers ont été sélectionnés pour leurs parfums. Tous sont remontants, mais le plus florifère, c’est incontestablement Pacific Dream, qui offre ses jolis bouquets du mois de mai jusqu’à Noël. Les deux plates-bandes, qui descendent vers la cabane de jardin, ne sont pourtant pas très bien exposées, au nord et sous la Tramontane. Mais pas facile de remédier immédiatement à ce problème. La cour étant pavée, il faudra aménager une grande jardinière et y planter des végétaux assez denses et hauts pour  freiner le vent mais pas trop exigeants en quantité de terre. Un vrai casse-tête !  En attendant, cette année, c’est avec un monstre que nous avons du batailler ! L’objectif initial était de protéger l’hortensia des rayons solaires,  mais les volubilis, semés autour de la structure se sont vite révélés très envahissants. Les cinq “cannes de Provence” qui les supportaient, n’ont pas résisté au premier coup de Tramontane. Dommage !

C’est l’anarchie, les plantes font ce qu’elles veulent

"Chrysanthèmes"
80 x 70 cm, les chrysanthèmes flamboient à l’automne.

Il y a bien quelques ratés, des plantes qui végètent ou qui meurent, on ne sait pas trop pourquoi. Mais la majorité d’entre elles se plaisent dans notre jardin. Elles poussent même au delà du raisonnable et deviennent parfois très envahissantes. Les lavandes, les gauras et les chrysanthèmes atteignent des tailles phénoménales. Le prunier, planté en décembre 2017 a développé des branches de 2 mètres en quelques mois.

Certes, nous avons fait tout ce qu’il faut pour qu’elles ne manquent de rien.

Du compost végétal en pagaille !  Heureusement qu’en allant directement au dépôt, je peux remplir dix grands sacs pour 1 € ! Pauvre 407 transformée quasiment en remorque pour les besoins du transport.

Du crottin de cheval aux pieds des rosiers et des fruitiers… Ils adorent !

Du compost animal, bio naturellement, dans le potager. Rien d’autre, pas une granule d’engrais, pas d’insecticide… Pour désherber les quelques inconscientes qui poussent, incrustées entre les pavés de la cour, nous utilisons du vinaigre blanc, celui à 14°, que l’on trouve dans les magasins de bricolage.

De fait, les pollinisateurs sont nombreux au jardin, d’autant que les lavandes et les zinnias les attirent tout particulièrement. L’odeur des premières est très efficace pour séduire les guêpes et les abeilles. Les multiples couleurs des seconds sont irrésistibles pour les papillons.

Malheureusement, il y a aussi les indésirables. Cette année, nous avons eu droit à un vol de punaises, qui ont ravagé les tomates et les choux. Les vertes piquent les tomates, qui deviennent inconsommables. Celles qui ont envahi les choux étaient noire/gris/blanc. Quel carnage, elles ont tout dévasté. Les choux de Bruxelles, les brocolis et les choux verts… Un seul a résisté au massacre, allez savoir pourquoi !

Un long travail hivernal

"Aménagement plate-bande fleurie"
L’aménagement de cette plate bande recelait une difficulté : masquer une plaque de béton et des tuyaux. Une auge et des pots de fleurs dissimulent l’ensemble.

Le jardin est un travail de longue haleine, il faut de la patience et admettre que le résultat de l’ouvrage d’un jour ne fournira ses effets que des mois plus tard.

Nous avons mis janvier et février à profit pour agrandir les plates-bandes et aménager des bordures…

L’objectif était de maintenir la terre avec des matériaux naturels et sans dépenser une fortune.

Nous avons la chance d’être dans une région très caillouteuse et où les cannes de Provence poussent un peu partout.

Pour délimiter les plates-bandes, les cailloux sont simples à mettre en oeuvre. Il faut juste définir et trouver la bonne taille. Dans le cas présent, leur rôle est de retenir la terre d’une plate-bande en pente et surélevée par rapport au gazon. Cette partie du jardin ne recelant au départ que du remblai, nous avons du faire un apport massif de compost végétal.

"Tuyaux masqués par pierres"
Les tuyaux enterrés sont positionnés sous les cailloux et sous les allées pour éviter de les perforer malencontreusement en jardinant..

Les bordures en cannes de Provence sont plus longues à mettre en oeuvre et relativement fragiles. Il faut donc admettre d’avoir à les refaire tous les 3/4 ans. Nous avons sélectionnés des cannes de gros diamètre, plus résistantes que les petites. Les plus belles se trouvent généralement à proximité des points d’eau et des zones humides.

L’espace de notre jardin étant réduit, les allées le sont aussi, environ 50 cm de large. Les carrés sont conçus de façon à planter, semer ou cueillir les légumes sans mettre les pieds sur la terre.

D’environs 65 cm de haut, les piquets sont plantés par paire, en laissant juste entre les deux une place suffisante pour y glisser les cannes. Celles-ci étant relativement souples, l’espace entre les paires de piquets ne doit pas être trop important, environ 1,50 m. Pour un carré classique il faut superposer entre 10 et 12 cannes l’une sur l’autre, en les attachant entre elles, avec un fil de fer très fin.

Autour du vieil olivier

"Plantes de terrain sec"
Floraison automnale.

C’est l’ancêtre du jardin et pour cause, c’était le seul arbre lorsque nous sommes arrivés. Quatre fois centenaire, il retrouve une certaine vigueur après quelques déboires.

Une fuite au bassin des carpes koï avait généré l’an passé une trop forte humidité du sol. Une branche était touché par le chancre.

Il a fallu se résigner à supprimer les parties atteintes. La taille en nuage fait qu’il s’en sort plutôt bien, sans être défiguré.

Pas d’arrosage intempestifs donc, ce qui revient à dire que les plantes qui l’entourent doivent se satisfaire d’un minimum d’eau.

Sauges, santolines, iris, ficoïdes, pourpiers et autres succulentes ont bien compris le message. Elles ne sont pas gourmandes en arrosages.  Seules, les chrysanthèmes, qui assurent la relève des fleurs à l’automne, reçoivent un arrosage personnalisé.

 

Secotine

Journaliste-écrivain témoin attentive des palpitations du monde.