Antigua et la Semaña Santa

Importée d’Espagne par les conquistadors, les manifestations religieuses de la Semaña Santa sont particulièrement spectaculaires à Antigua, le joyau architectural du Guatemala.

"Alfombras, tapis de sciure"
Les alfombras, des tapis de sciure.

Inutile d’espérer pénétrer au cœur de la ville avec une voiture pendant les trois jours qui précèdent Pâques. Saturées de monde, les rues sont le théâtre de processions durant lesquelles les pénitents foulent de magnifiques mais éphémères alfombras.

Réalisés durant les trois derniers jours de la Semaña Santa, ces tapis de sciure et de fleurs ne résistent pas aux centaines de  pieds qui passent, le temps d’une procession.

A peine ont-ils disparu qu’ils sont remplacés par d’autres, tout aussi beaux mais également condamnés à la destruction, signifiant ainsi que ni la vie, ni la mort ne sont permanentes.

Bien qu’existant dès le Moyen-Age, les confréries de la Passion ou de la Pénitence, n’ont organisé des processions qu’à partir du XVIème siècle, au Guatemala.

La première eut lieu à Antigua le 10 mars 1543.  Près de 500 ans plus tard, les confréries perpétuent cette tradition lors des somptueux défilés.

Un mois d’intense ferveur

"Bouquets du dimanche des Rameaux"
Des bouquets pour les Rameaux.
"Offrandes de fleurs et de fruits"
Offrandes de fleurs et de fruits.

En réalité, ces trois jours ne sont que l’apogée de célébrations religieuses qui commencent dès le mercredi des Cendres.

Pendant tout le mois que dure le Carême, les chrétiens de la ville organisent des veillées les vendredis et les dimanches, dans les différentes églises d’Antigua : la Merced, San Felipe de Jesus, San Cristobal el Bajo, Escuela de Cristo…

Pour la circonstance, la proximité de l’autel est décorée d’alfombras réalisés avec de la sciure de bois colorée et des aiguilles de pins fraîches.

Des fleurs et des légumes sont placés sur l’extérieur du tapis, comme une offrande.

"Bannières semaña Santa"
Les bannières sont accrochées sur les façades.
"des bus bondés"
Ladinos, Mayas et touristes affluent à Antigua.

A partir du dimanche des Rameaux (une semaine avant Pâques), les guatémaltèques affluent en masse vers Antigua, pour commémorer le jour où Jésus est arrivé à Jérusalem. Selon la Bible, des personnes portant des branches d’olivier l’accueillirent, d’où le nom du «dimanche des Rameaux » et la présence, sur le parvis de la Merced, de femmes Maya qui composent des bouquets.

Dès le jeudi Saint, les habitants ne vivent plus que pour cet événement religieux, qu’ils préparent depuis des mois. Des bannières violettes ornent les façades des maisons et les fenêtres. Commémorer la Passion, la Crucifixion et la Résurrection de Jésus Christ va de pair avec l’organisation de longues processions et la création de complexes alfombras, perçue comme une action de grâce.

"Un alfombra exige des heures de travail."
Un alfombra exige des heures de travail.
"Alfombras unique"
Chaque alfombra est unique.

Les confréries et les particuliers confectionnent, à tour de rôle, de véritables œuvres d’art de sciures colorées et de fleurs. Les premiers tapis sont conçus au cours de la nuit du jeudi au vendredi. Les rues de la ville étant pavées, il faut d’abord aplanir le sol, définir les dimensions de l’alfombra avec des planches de bois puis réaliser ensuite les motifs avec des pochoirs.

Les dessins sont préparés à l’avance, généralement sur des cartons posés au sol. La sciure est humidifiée, de façon à la maintenir en place, le temps de la procession. Dès que celle-ci est passée, une équipe de nettoyage déblaie la voie et une autre confrérie se met aussitôt à l’œuvre pour créer d’autres alfombras, avant le passage de la procession suivante.

"Procession Vendredi Saint"
Le Vendredi Saint, la première procession se met en place avant l’aube.
"Des soldats surveillent les condamnés."
Des soldats vêtus de rouge, surveillent les condamnés, qui sont enchaînés..

L’aube ne pointe pas encore quand démarre la première procession du Vendredi Saint. Des centaines d’hommes ont revêtu la chasuble violette, ceinturé de blanc, du pénitent. Ils se relaient pour porter un long catafalque, sur laquelle Jésus est représenté avec la croix.

Des romains en habits rouges encadrent un homme enchaîné. Tous défilent au son de musiques funéraires, dans un brouillard d’encens. Au loin, un autre catafalque apparaît, celui de la Vierge des douleurs. Il est porté par des dolorosas, des  femmes vêtues de noir et blanc. Chaque catafalque est aussi long qu’un autobus et nécessite entre 50 et 100 cucuruchos qui se relaient tout au long des processions. Celles-ci durent au minimum trois heures, voire beaucoup plus pour celle organisée par la paroisse de San Felipe.

"Vendredi Saint"
Moments de deuil, le Vendredi Saint.
"Le catafalque du Vendredi Saint, la nuit."
Le catafalque à la nuit tombée.

La taille et la hauteur des catafalques exigent de savantes manœuvres pour passer sous les fils électriques et tourner à angle droit dans les rues pavées de la ville. Les hommes et  les femmes peinent sous leur poids et les visages affichent la douleur, au fur et à mesure que passent les heures. De jeunes enfants, équipés d’encensoirs, créent par l’odeur et la fumée, une ambiance mystique, propre au recueillement. En soirée, pour la procession du Santo Entierro, les hommes revêtent des chasubles à capuche, entièrement noires. Ils portent un catafalque d’or et de lumières. La ville est en deuil. Les cérémonies se poursuivent jusqu’à 23 heures. Elles reprennent le samedi matin, avec la confection de nouveaux alfombras. Vers 22 heures, les églises célèbrent la résurrection. A l’aube du dimanche, l’atmosphère redevient festive

Des populations très croyantes mais un certain syncrétisme

"Eglise Chichicastenango"
Sur les marches de l’église de Chichicastenango.

La foi entretient l’espoir  ! Rares sont les Ladinos ou les Mayas athées ou agnostiques. Mais tous n’ont pas les mêmes croyances. Beaucoup d’actes de la vie quotidienne possèdent une dimension sacrée pour la population Maya, qui pratique un syncrétisme de catholicisme et d’animisme. Dans certaines villes comme à Chichicastenango, les prêtres se sont adaptés et ont accepté la coexistences des rites chamanistes et animistes dans les églises. La résonance entre certains éléments des deux croyances encourage cette philosophie. Pour le peuple Maya, la croix est associée à la terre. Elle représente les quatre chemins qui partent en direction des quatre points cardinaux. Considéré comme la nourriture des dieux, l’encens est utilisé comme offrande dans les cérémonies Maya. De même, les saints sont associés aux divinités. Comme elles, ils possèdent des caractéristiques humaines et sont vénérés avec les ancêtres. Ainsi le culte de l’énigmatique et très controversé Maximon à Santiago Atitlan, appelé San Simon à Zunil serait un savant mélange de Dieux Maya, du conquistador espagnol Pedro de Alvarado et de Judas Iscariote. Ce mixte des deux religions est favorisé par les cofradas (confréries), introduites à l’origine par les conquistadors espagnols, pour promouvoir le catholicisme. Mais leurs fonctions se sont rapidement élargies à l’organisation de festivités religieuses où le culte des saints s’accompagnaient de danses, d’idolâtrie et de consommation d’alcool.

"San Simon à Zunil"
San Simon à Zunil

Ce système semble cependant en régression. En cause, les dépenses excessives engendrées par les fêtes des saints et l’augmentation croissante des évangéliques pentecôtistes, qui auraient séduits quasiment la moitié de la population guatémaltèque, notamment les Ladinos.

Favorisées par la guerre civile et le dictateur et évangéliste Rios Montt, qui persécuta et tua les prêtes catholiques, les temples évangéliques se développent d’autant plus rapidement que chaque adapte doit acquitter el diesmo représentant 10% de son salaire.

Pourquoi progressent-ils aussi vite, en s’enrichissant sur le dos des populations ? Ils prônent une religion sans alcool, sans tabac, sans jeu et sans violence conjugale, des fléaux au Guatemala. Ils médiatisent fortement leur culte à la radio et à la télévision, utilisent des musiques et des rythmes plus gais que les vieux cantiques et  délaissent le cérémonial classique au profit des contacts humains. L’église catholique et les sacerdotes (chamans dépositaires de la tradition Maya) luttent contre ce prosélytisme effréné mais sans grand succès pour l’instant.

Antigua, un joyau malmené par les secousses telluriques

"Antigua et ses volcans."
Antigua et ses volcans.
"Ruines du couvent Santo Domingo."
Ruines du couvent Santo Domingo.

Fondée en 1543, sous le nom de Santiago de los Caballeros de Guatemala, la ville est ordonnée selon un plan en damier, avec des rues qui se croisent en angle droit, autour du Parque Central. Très hiérarchisée, selon des principes ségrégationnistes, elle était divisée selon les origines ethniques, avec les espagnols en haut de la pyramide, puis les blancs nés au Guatemala, les Ladinos, les mulâtres, les esclaves africains et enfin la population Maya.

Dès sa création, de prestigieux édifices publics  furent érigés, les ordres religieux édifièrent des églises, des monastères, des écoles et des couvents tandis que les riches marchands se faisaient construire de belles demeures.

"La ville a conservé son cachet colonial."
Rues pavées et maisons colorées.
"Joyau de l'architecture guatémaltèque"
Joyau de l’architecture guatémaltèque.

Au fait de sa gloire, Antigua comptait trente-huit églises,  une imprimerie qui fut installée en 1660 et l’université de San Carlos qui ouvrit ses portes dès 1676.

Le séisme de 1717 détruisit de nombreux bâtiments mais la ville connut ensuite, un important développement. Construits avec des murs épais, renforcés par de robustes contreforts supposés résister aux forces de la nature, la plupart des édifices baroques datent de cette époque. En 1773, on dénombrait environ soixante-quinze mille habitants quand survint une série de séismes, suivis d’une vague d’épidémies. Entourée de trois volcans : l’Agua, le Fuego et l’Acatenango, la ville était trop vulnérable aux violences de la nature.

"Jardin au milieu des ruines."
Jardin au milieu des ruines.
"Antigua fut sauvé par ses habitants"
Les Mayas constituaient une main-d’oeuvre gratuite.

Elle perdit son statut de capitale après le séisme de 1773, au profit de Nueva Guatemala de la Asuncion devenue au fil du temps Guatemala Ciudad. Dévastée par le tremblement de terre et par les pillages,  Santiago de los Caballeros de Guatemala fut condamnée par un ordre gouvernemental, qui ordonna de récupérer tous les matériaux pouvant être réutilisés dans la nouvelle capitale. Pour forcer les Mercédaires à s’exiler vers la Guatemala Ciudad, Martin de Mayorga, ordonne le transfert de Jésus Nazaréen de la Miséricorde, la sculpture la plus importante d’Antigua ainsi que l’image de la Vierge. Malgré la volonté des dirigeants, Antigua ne fut jamais complètement abandonnée. Ses terres fertiles étaient propices à l’élevage des cochenilles, utilisées pour faire une teinture écarlate.

Caféiers""
Le café, une culture importante.
"Classé Patrimoine de l'Humanité. "
Classé Patrimoine de l’Humanité.

Avec l’essor de la culture du caféier à partir du XIXème siècle, les riches demeures furent restaurées, de même que les églises qui, ironie du sort, comportent désormais des éléments décoratifs propres à la culture Maya. Les ordres religieux bénéficiaient d’une main-d’œuvre gratuite pour  bâtir leurs églises, les Mayas. Ces ouvriers réussirent à introduire des épis de maïs dans le décor de la Merced et des nénuphars blancs hallucinogènes dans celui de l’église San Francisco. Appelée par la suite Antigua Guatemala, la ville avait en partie retrouvé sa splendeur, quand le tremblement de terre de février 1976 anéantit le travail accompli. Son inscription au patrimoine mondial par l’Unesco en 1979 redonna un nouvel essor à la restauration.

Un lieu unique, où on ne s’ennuie jamais

"Volcans Antigua"
Les volcans, des défis tentants pour les amateurs de randonnées.

Sa situation géographique, au cœur des volcans, lui a valu bien des tourments mais c’est aussi un atout exceptionnel. Peu de villes offrent un tel panel d’activités.

On peut tout y faire : prendre des cours d’espagnol dans l’une des nombreuses écoles de langue, découvrir un patrimoine architectural d’une richesse et d’une beauté exceptionnelles, partir à la rencontre des populations Maya dans les villages ruraux, apprendre à manier le métier à tisser dans les coopératives de tisserandes, crapahuter sur les pentes des volcans …

Blottie dans vallée de Panchoy, Antigua bénéficie d’un climat doux et tempéré, qui encourage la découverte des pinèdes, des plantations de caféiers et des forêts ombrophiles, qui alternent sur les pentes des volcans. Le plus grand l’Acatenango (3976 m) peut être escaladé.

Pour randonner sur l’Agua, qui détruisit la ville plusieurs fois et le Fuego, qui manifeste une activité constante, mieux vaut se renseigner avant de partir, sur les humeurs sismiques du moment, auprès de l’Inguat (l’office du tourisme guatémaltèque).

Des écoles de langues (espagnol) à ciel ouvert

"Enseignantes espagnol Antigua"
Veronica et Anna, deux enseignantes.

De nombreuses écoles de langues sont installées à Antigua. On y croise des étudiants, jeunes et seniors, du monde entier. Elles proposent un enseignement personnalisé, avec un professeur particulier, qui alterne les cours théoriques (souvent donnés dans un jardin, en plein air) et les discutions lors de balades dans la ville ou lors de rencontres avec les habitants ou les associations. Dans une même école, la valeur pédagogique peut varier d’un professeur à l’autre. Lorsque cela ne va pas, il ne faut pas hésiter à demander à changer d’enseignant.

La plupart des écoles proposent des adresses de logements chez l’habitant, généralement dans des familles de Ladinos. C’est beaucoup moins onéreux que l’hôtel et une très bonne solution pour perfectionner son espagnol et découvrir la vraie vie des guatémaltèques. En dehors de quelques rares exceptions, ne vous attendez pas à des prouesses au niveau culinaire. On mange comme la famille, parfois avec elle, parfois séparément. Si l’hébergement ne convient pas, il est toujours possible de changer de famille. Ce partenariat avec les écoles permet aux femmes d’avoir des revenus ,en restant à la maison.

"Cours d'espagnol"
Des cours donnés dans un jardin.

Nombreux sont encore les guatémaltèques, qui refusent que leurs femmes exercent une profession. Faisant preuve d’un semblant de tolérance, ils acceptent bon gré, mal gré, cette solution qui les dérange d’autant moins qu’ils travaillent toutes la semaine.  De fait, pour préserver ce fragile équilibre, les repas ne sont pas assurés le dimanche et pour ne pas avoir le sentiment de “déranger”, mieux vaut profiter du weekend pour aller découvrir les environs d’Antigua !

Nous sommes restés pendant trois ans au Guatemala et sommes allés, chaque années, passer deux semaines à Antigua. Nous avons retenu à chaque fois la même école mais changé de familles d’accueil.

A l’époque (2013, 2014 et 2015) le tarif était de : 100 $ par semaine pour quatre heures de cours par jour, avec un professeur particulier, pendant cinq jours et 100 $ par semaine pour  sept jours d’hébergement et les repas servis pendant six jours (jamais le dimanche).

Instituto Antigüeño de Español http://www.spanishacademyantiguena.com

L’église et le couvent de Santo Domingo

"Atelier de chandellerie, Santo Domingo. "
Atelier de chandellerie, Santo Domingo.

Nous avons visité les lieux avec nos deux professeurs d’espagnols. Fondé en 1542 par les Dominicains, Santo Domingo était le monastère le plus riche d’Antigua.

Mais endommagé par les tremblements de terre, les bâtiments furent pillés pour leurs matériaux de construction. Un archéologue américain racheta le site en 1970 et y pratiqua de nombreuses fouilles.

En 1989, un ambitieux projet, naît sur les ruines. Casa Santo Domingo cumule les objectifs : sauver les ruines, aménager l’hôtel le plus prestigieux d’Antigua, développer des ateliers de chandellerie, de poterie et regrouper cinq musées sous l’appelation Paseo de los Museos.

Les visiteurs peuvent déambuler à leur guise dans les ruines qui comprennent notamment : l’église du monastère, le cloître adjacent, deux cryptes souterraines découvertes lors des fouilles. La crypte dite du Calvaire contient des fresques datées de 1683, représentant la Cruxification.

Nos bonnes adresses à l’extérieur d’Antigua

"Museo Azotea"

Etant hébergés chez des particuliers à chaque fois que nous sommes allés à Antigua, nous n’avons pas testé d’hôtel. Mais les guides sont  prolixes à ce sujet et généralement objectifs.

Par contre, nous avons retenu une adresse de maison d’hôtes, calme et reposante sur les hauteurs environnantes d’Antigua : la Casa Xicaya et une visite incontournable, celle de l’Azotea.

Jocotenango et son centre culturel l’Azotea

Situé au nord-ouest d’Antigua, Jocotenango a fière allure avec ses façades ornées de colonnes baroques et de décorations en stuc. L’attraction principale de cette petite ville, c’est son centre culturel l’Azotea, situé dans une plantation de café. La visite est instructive, passionnante et particulièrement bien organisée. On y découvre successivement trois musées consacrés respectivement au café, à la musique et à la vie des indigènes Maya.

http://cafeazotea.com/

Casa Xicaya, San Cristobal el Alto

"Jardin terrasse casa Xicaya"
Située au milieu d’un jardin verdoyant, la casa Xicaya est un havre de paix.
"' x 4 Guatemala"
Le 4 x 4, idéal pour les chemins mais pas pour Antigua.

Lors de mon troisième séjour à Antigua, je cherchais un lieu tranquille, proche d’Antigua, pour passer le weekend, quand une enseignante de l’école de langues m’a parlé de ce village et des sympathiques hôtes de la Casa Xicaya.

Sortir de la ville avec le 4 x 4 pendant la Semaña Santa n’a pas été facile. Tout allait presque bien jusqu’au moment où j’ai débouché sur un parc noir de monde et d’autobus. Avec beaucoup de patience et un peu de témérité, j’ai fini par trouver le chemin abrupte et en épingle à cheveux, qui conduit à San  Cristobal el Alto.Il faut traverser entièrement le village pour arriver à la Casa Xicaya. C’est une jolie maison en pierre, située au milieu d’un jardin, lui même entouré d’une plantation de nisperos (nèfles).

"Enfant Maya"
Enfant du village.
"Le jardin de la Casa Xicaya."
Le jardin de la Casa Xicaya.

Le couple est très investi dans la vie locale. Cela ne fait que quelques années que Veronica, Alfredo et leur fille se sont installés dans ce petit coin de paradis. Mais ils ne ménagent pas leurs efforts pour faire vivre la propriété et le village.

Veronica fait un excellent thé avec les feuilles de nisperos et des préparations sucrées, qui sont un véritable régal. Mais son engagement est également tourné vers la communauté Maya qui vit à San Cristobal. Elle s’investit dans des cours d’anglais pour les enfants et le couple a su motiver la communauté Maya du village pour créer un environnement apte à séduire les touristes amoureux d’espaces encore vierge.

Le village est propre et fleurit, les artisans exposent leurs créations sur la place et des guides proposent des randonnées sur le volcan. Un restaurant Maya prépare une cuisine traditionnelle et El Cerro San Cristobal concocte des plats végétariens tout en offrant un point de vue exceptionne sur la vallée. Regroupés en association, ils ont ainsi pu convaincre l’Inguat d’Antigua (office du tourisme) d’inclure ce village autrefois oublié, dans leur offre touristique. https://www.facebook.com/xicaya/

Secotine

Journaliste-écrivain témoin attentive des palpitations du monde.