Cuba côté terre : itinéraire

Pour comprendre Cuba, rien ne vaut un périple à la Havane puis dans les petites bourgades et les villes oubliées des circuits touristiques.

Cuba, une île énigmatique et  fascinante

"Carte situant Cuba dans les Antilles"
Carte situant Cuba

Située à ‘extrémité nord de l’Arc Antillais, Cuba n’est pas une île comme les autres. C’est la plus grande mais surtout la seule à pouvoir prétendre au statut de “Nation”.  Cette terre tropicale n’est pas seulement une très belle carte postale où les plages de sable, les coraux et les cocotiers disputent la primeur aux belles demeures coloniales et aux vieilles voitures américaines. Cuba c’est aussi la seule île des Caraïbes, qui a su sortir de la colonisation pour se hisser au rang des Etats, sans se laisser abattre par les drames et les turbulences qui ont marqué son histoire.

"Itinéraire villes Cuba"
Itinéraire des principales villes de Cuba.

Se présentant sous la forme d’un crocodile alangui dans la mer des Caraïbes, elle s’étend sur plus de 1000 kilomètres de long, entre Pinar del Rio la capitale des cigares à l’ouest et Santiago la musicale au sud-est. Ses paysages sont si diversifiés qu’il est impossible d’en faire le tour en une seule fois, à moins d’y passer plusieurs mois.

Et l’on se prend à imaginer la vie aux siècles passés dans les plantations de café de la vallée de Viñales ou dans les paisibles rues pavées de Trinidad. Sur cette île toute en contrastes, les riches planteurs rivalisaient de pouvoir pendant que se préparait déjà les changements qui allaient bouleverser l’avenir des cubains.

Le passé de l’île serait-il aussi tourmenté que ses paysages ? Rouge et arides, la terre dévoile des sites de désolation, des déserts de cactus. Plate et fertile elle regorge de sucre, l’or blanc qui a fait la richesse des colons français et espagnols. Accidentée et recouverte de forêts, elle est aussi accueillante pour les plantations de café et de cacao que pour les guérilleros. Marécageuses, elle offre des sites de nidification et des refuges parfaits pour une multitude d’oiseaux.

Comme il était impossible de tout voir en une seule visite sans risquer de passer à côté de paysages fabuleux et de rencontres intéressantes nous avons remis à plus tard nos envies de découvrir les deux extrémités, la vallée de Viñales et Santiago, pour concentrer notre attention sur le centre de l’île, entre la Havane et Camagüay.

La Havane, incontournable

"La Havane restauration immeuble"
En cours de restauration

Faut-il déplorer que certains quartiers soient encore à l’état de ruines ou s’en réjouir ? Pendant quasiment un demi siècle, les vieilles maisons coloniales de l’île n’ont pas été entretenues. Cette désaffection engendre  des dommages parfois irréparables mais elle garantit une architecture d’origine, qui n’a pas été altérée par une mauvaise rénovation ou pire par une destruction en vue de construire des immeubles flambants neufs.

Dans de nombreux pays, nous avons fui les capitales au profit des villes de moindres importance, préférant des rencontres plus authentiques, au cœur des villages oubliés des touristes. A Cuba, nous avons voulu voir et comprendre tout ce qui était à notre portée ! Nous avons parcouru la Havane de long en large, à pieds, en voiture de location et en taxi en ayant à chaque fois, beaucoup de plaisir à découvrir un quartier ou simplement un détail, que nous n’avions pas vu la fois précédente.

"façades couleur palstel"
Façades couleurs pastel

Contrairement à de nombreuses villes d’Amérique du sud, on se sent en parfaite sécurité à la Havane, de jour comme de nuit, y compris dans les quartiers populaires les plus délabrés.

La capitale est incontournable pour comprendre  l’histoire de Cuba et ce qui fait la magie de cette île.  C’est une ville où on  ne s’ennuie jamais. Le jour, on peut déambuler des heures entières, le nez en l’air, à regarder les gracieuses colonnades et les balcons ouvragés de l’architecture coloniale même si ceux-ci ont subi les outrages du temps. Alanguie, écrasée de soleil, la ville se réveille à la tombée de la nuit, quand les cubains se retrouvent dans la rues ou dans les bars.

Où qu’on aille, la musique est omniprésente tout comme les vieilles américaines aux couleurs acidulées. Circuler dans le cœur de la Havane, c’est comme plonger dans le passé, pour revenir sept décennies en arrière. Grâce au programme de restauration entrepris dans les années 1990, sous la houlette de l’historien-architecte Eusebio Leal Spengler, les vieux palais ont été savamment restaurés pour être transformés en hôtels de luxe ou en musées et leurs revenus immédiatement réinvestis dans d’autres réhabilitations. Compte-tenu de l’état général de la ville, le travail est long et peut prendre des années mais les résultats sont bel et bien visibles. L’architecture extérieure est parfaitement respectée et les couleurs des façades conformes aux bâtiments de l’époque coloniale.

Découvrir la ville pas à pas

"Plan de la Havane"
La Havane

Se déplacer à la Havane ne pose vraiment aucun problème. Le must reste naturellement la balade dans une vieille décapotable américaine mais une fois qu’on a fait le tour de la ville de cette façon, l’envie de découvrir plus en profondeur certains quartiers est trop forte pour s’en tenir à cette rapide vision. Les vélos-taxis sont pratiques et se trouvent facilement dans Habana Viejo. Ils sont propulsés par la force des mollets de leur propriétaire. Les cocos-taxis sont motorisés et facilement repérables à leur couleur jaune. On les trouve souvent à proximité des grands hôtels.

"Casa de aromas coloniales"
La casa de Aromas coloniales

Mais dans le centre historique de la Havane, sur le Prado, sur le Malecon et dans le barrio chinois, nous avons préféré la marche qui permet de découvrir tranquillement la ville, son architecture, ses musées, ses boutiques et ses habitants. Nous n’avons pris de taxi que pour nous rendre au Vedado et à Miramar.

Habana Vieja, le quartier historique

"farmacia Tachequel"
La pharmacie Tachequel

La visite de la ville commence tout naturellement par le vieux quartier de la Havane Habana Vieja inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, depuis 1982. Situé à l’est, près du port, c’est la partie la plus ancienne de la Havane, celle qui fut protégée par des remparts jusqu’en 1863.

"Cathédrale San Cristobal"
Cathédrale San Cristobal

Ce quartier, qui présente aujourd’hui un charme fou, doit une fière chandelle à la Révolution. L’ancien président Batista avait projeté de le raser pour laisser la part belle aux promoteurs immobiliers et aux casinos.

L’architecture hispano-andalouse du vieil Havane a retrouvé sa splendeur des époques fastes, même s’il reste ici et là quelques traces de ses désillusions passées. C’est là, dans ce centre colonial que se trouvent les rues et les places historiques (calle Obispo, Plaza de San Francisco…), les plus beaux palais (palacio de los Marqueses de Aguas Claras…), les bars et édifices mythiques (le Floridita, la farmacia Taquechel…), la cathédrale Santo Cristobal,  ainsi que trois musées : el museo de Arte colonial, el museo José Marti et el museo del Ron (rhum). C’est aussi dans ce quartier que nous avons apprécié quelques lieux moins connus comme  la casa de Aromas coloniales (parfums), le museo del chocolate et la casa del Abanico (évantail).

Habana centro, le Prado et le Malecon

"Le Malecon la Havane"
Le Malecon

Partant à l’est du Castillo de San Salvador de la Punta, à l’extrémité nord-est d’Habana Viejo, le Malecon s’étend jusqu’au Castillo de la Chorrera, juste avant Miramar. La partie la plus belle se situe naturellement à l’est le long de Habana Viejo et de Centro Habana, jusqu’au Parque Maceo. Construit par les américains au début du XXème siècle, ce remblai protège la ville des violents assauts de la mer, qui peuvent être particulièrement destructeurs dans cette région du globe.

"El Capitolio"
El Capitolio

C’est la promenade incontournable des cubains, un lieu qui se prête autant à la fête qu’à la rêverie romantique. On s’y embrasse de préférence le soir au coucher du soleil, on y prête serment, on s’y encanaille, on y joue de la guitare, on y pêche et on y admire les vieilles façades décrépies, les murs lézardés, délavés par le soleil, rongés par les embruns mais d’un charme fou, toujours inégalé.

Centro Habana s’est développé à la fin du XIXème siècle, à l’extérieur des murs de la vieille ville qui se trouvaient à l’emplacement de l’actuel avenida de Belgica. Les travaux commencèrent en 1863, précisément par la démolition de ces murs et s’achevèrent entre 1925 et 1930, quand Jean-Claude Nicolas Foretier, un architecte paysagiste français  redessina le Paseo del Prado, le Parque Central et les jardins du Capitolio.

"Paseo del Prado"
Paseo del Prado

Copie conforme du Capitole de Washington, el Capitolio fut inauguré en 1929 par le dictateur Gerardo Marchado. Siège du gouvernement jusqu’en 1959, il abrite aujourd’hui le Ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Environnement. A l’intérieur, sous la coupole, la représentation d’un diamant au sol marque le point zéro de toutes les routes de l’île.  Son esplanade s’étend à l’est jusqu’au Paseo de Marti, anciennement El paseo del Prado.

"Habana centro"
Habana Centro vendeur d’ail

Construit en 1772, le Paseo del Prado est bordé de jolies demeures, d’hôtels et de manoirs imitant les styles de Madrid, de Paris ou de Viennes. Cette noble avenue témoigne du passé faste de la ville. Les aristocrates en avait fait un lieu de prédilection pour parader dans leurs attelages et y écouter les musiciens installés sur toute la longueur du boulevard. A partir de sa réfection par Forestier, il servit pour les défilés militaires et les carnavals.

C’est à pied que l’on découvre le mieux ce lieu mythique. On y remarque notamment les huit lions ajoutés en 1927, près du théâtre Fausto, en même temps que les bancs en marbre et les beaux lampadaires en fer forgé. Ces lions ont été réalisés avec le métal fondu des canons qui protégeaient autrefois la ville contre les pirates. La plupart des maisons de cette avenue sont scrupuleusement restaurées. C’est un lieu où il faut prendre le temps de flâner, à la façon des cubains.

"Joueurs d'échecs Cuba"
Joueurs d’échecs

Splendeur et décadence, tels sont les deux mots qui symbolisent le mieux le centre de la Havane, tout en contraste. On y trouve des bâtiments majestueux comme l’hôtel Inglaterra, el Capitolio, le Grand Théâtre et des rues délabrées dans le quartier populaire qui jouxte les grandes avenues.  Appelé el Barrio Chino, cette partie de la Havane accueille certes une population d’origine chinoise, mais pas seulement. Des immigrés arrivés en deux vagues successives, il ne reste que quelques descendants, dont de nombreux métis.

Dans ce quartier populaire, seuls quelques immeubles sont en cours de restauration. Le reste est dans un état de délabrement tel que la sécurité des habitants n’est plus assurée. C’est pourtant là que bat le cœur véritable de la ville, au milieu des vendeurs de rues et des travailleurs qui se reposent en jouant au dominos ou plus rarement aux échecs.

A l’extrémité ouest de ce quartier, en limite avec le Vedado, se trouve la place de la Révolution. Plus vaste que la place de la Concorde, elle peut accueillir jusqu’à 1 million de personnes. Sur cette place, froide et impersonnelle, Fidel a prononcé ses discours les plus mémorables.

Le Vedado et Miramar

"Américaine devant Habana Libre"
Vielle américaine devant le Habana Libre

Bien que la Rampa, la principale avenue du Vedado soit très animée de jour comme de nuit et la rue préférée des Habaneros, le quartier du Vedado n’a que peu retenu notre attention. C’est pourtant là que nous passions nos nuits, dans une Casa particular où aurait vécu le garde du corps du Che.

"jardin Vedado"
Bordure de bouteilles dans un jardin de restaurant du Vedado

Vedado signifie “interdit”. Aux siècles passés, il était interdit de construire dans ce secteur pour laisser la vue dégagée et déjouer ainsi l’approche des pirates. Ce quartier est né en 1859 sous la houlette de Luis Yboleon Bosque. Ses larges trottoirs, sa symétrie et ses allées rectilignes contrastent avec le centre et le vieux quartier de la Havane. Agrandi à la fin du XIXème siècle, il devint le quartier résidentiel des riches familles. Toutes les maisons sont entourées d’un jardin. Mais c’est aussi là que se trouvent les ministères, cinémas, boutiques, bureaux, restaurants et grands hôtels, un mélange détonnant, qui dénature quelque peu le quartier.

"Casa de la Musica à Miramar"
Casa de la Musica à Miramar

On y trouve notamment le Habana Libre, très prisé par la clientèle nord-américaine.  Construit en 1958 celui qui s’appelait alors le Hilton fut débaptisé, tout juste un an après sa construction. Plus de six cents chambres, trois bars, quatre restaurants, une vilaine façade de verre pour tout habillage, il symbolise à lui seul, ce qu’aurait pu devenir la Havane s’il n’y avait pas eu une révolution pour contrer l’appétit des investisseurs et des promoteurs.

Excentré de la ville, le quartier de Miramar exige d’être motorisé (voiture de location ou taxi). Construites au début du XXème siècle pour les habitants les plus fortunés de la ville, les élégantes villas n’ont ici, pas souffert de la révolution. Accueillant une hôtellerie de luxe ou les ambassades, les splendides maisons ont conservé tous leurs atours.

En allant à Miramar, nous cherchions un lieu où nous pourrions voir des instruments de musique typiquement cubain. Le museo de la musica étant fermé pour cause de restauration, nous avions espéré trouvé matière à satisfaire notre curiosité à la Casa de la musica de Miramar.  Grave erreur, cette belle enseigne n’est rien d’autre qu’une discothèque “boite de nuit” assez mal famée semble-t-il.

Sur les routes de Cuba

"voiture à cheval à Cuba"
Les voitures à cheval sont omniprésentes.

Malgré une très nette amélioration des moyens de transport cubains, la meilleure façon de se déplacer librement et rapidement reste encore la location de voiture. C’est un bon moyen pour lier connaissance avec les cubains, l’auto-stop étant très répandu sur l’île. Lors de notre périple, nous avons embarqué pas moins de trente auto-stoppeurs, dans notre petite voiture de location chinoise. Ils étaient parfois jusqu’à quatre, serrés sur la banquette arrière.

Pour rejoindre Santa Clara, nous avons délaissé l’autoroute au profit de la carretera qui passe par Matanzas, Jovellanos, Colon, Cascajal, Santo Domingo et Jicotea. C’est un peu plus long mais plus intéressant. Le parcours permet de découvrir une province rurale avec des paysages alternant les plaines agraires de terre rouge, le littoral et la sierra.

Dès que l’on quitte la Havane pour emprunter les routes (que l’on qualifierait en France de départementales), la conduite exige une attention permanente. Les carrioles à cheval sont omniprésentes, de même que les marcheurs et divers animaux mais dans l’ensemble le réseau est plutôt mieux entretenu que dans certains pays d’Amérique latine.

"voiture à cheval Cuba"
Hors de la Havane, les voitures à cheval sont nombreuses.

La première auto-stoppeuse se rendait à Matanzas.  Le port de cette grand ville industrielle se situe au quatrième rang, au niveau mondial pour l’exportation du sucre.  Les nombreux ponts, qui enjambent les rivières Yumuri et San Juan, ont valu à la ville l’appellation de “Venise créole”. Ils permettent de relier de centre historique aux autres quartiers de la ville.

"moto ancienne à Cuba"
L’art de faire durer les mécaniques !

Nous avions à peine descendu cette jeune femme que deux autres personnes levait le bras pour monter à bord. C’est un véritable plaisir de pouvoir discuter de choses et d’autres avec les cubains tout en rendant service. Mais cette fois nous avons été surpris lorsque nos deux nouvelles auto-stoppeuses nous ont proposé de payer ce service, que nous leur rendions bénévolement. Nous sommes étonnés par cette proposition que nous refusons, naturellement. Les automobilistes monnayaient-ils désormais ce service ? Les cubains ont-ils perdu le sens de l’entraide ? La réponse viendra plus tard, quand nous découvrirons qu’un “rabatteur”  (qui lève  la main pour faire signe aux voitures) se fait payer par les auto-stoppeurs qui montent dans notre voiture.

Avec ses petites maisons coloniales délavées, réparties de part et d’autre de la route, Colon nous semble approprié pour une halte déjeuner. Le restaurant de l’hôtel est fermé. Ils n’ont plus de cuisinier. Qu’à cela ne tienne, nous déjeunons dans le paladar situé juste en face. Un peu surpris de voir deux extranjeros débarquer dans son paladar, la propriétaire des lieux et les clients nous accueillent avec de grands sourires et se mettent immédiatement à discuter avec nous. Poulet, riz et haricot, le menu du jour, le seul proposé nous convient parfaitement. C’est simple mais correct et à un prix très compétitif, 5 € pour deux personnes à payer en Pesos cubains. Dans cette petite bourgade où les touristes sont rares, la propriétaire n’encaisse jamais de CUC. Mais à clients exceptionnels, elle ne veut rien refuser. Elle accepte nos CUC et rend la monnaie en Pesos cubains.

Santa Clara, la ville de la guerilla héroïque

"Che Guevara"
Che Guevara

Située à environ 280 kilomètres de la Havane, Santa Clara fut fondé en 1689 par un groupe d’habitants de Remedios qui voulaient échapper aux pirates en s’éloignant de la côte. Mais cette petite ville de province est surtout connue pour avoir été le théâtre des exploits guerriers du Che. Le 28 décembre 1958, il parvint à prendre la ville avec à peine 300 hommes, face aux 3000 soldats de Batista qui la défendait. Le lendemain, à l’aide de cocktails Molotov et d’un bulldozer, les révolutionnaires font dérailler un train transportant plus de 400 soldats et un arsenal destiné à bloquer leur progression. Ce fait d’arme porte un sérieux coup au moral des troupes de Batista. Pour la première fois, les rebelles disposent d’un stock d’armes conséquent. Trois jours plus tard, le dictateur s’enfuit à Saint Domingue. Che Guevara et Camilo Cienfuegos entrent dans la Havane dès le 2 janvier 1959, précédant de six jours l’arrivée de Fidel Castro dans la capitale cubaine.

"Musée des Arts décoratifs Santa Clara"
Musé des Arts Décoratifs

Le long de la voie ferrée de Remedios, quatre wagons du train et le Caterpillar utilisé pour déplacer les rails évoquent cette page de l’histoire cubaine.

En hommage au Commandante, une statut du Che fut érigée en 1988, en périphérie de la ville, sur la grande place de la Révolution. Le musée se trouve juste au dessous. Il contient de nombreuses reliques dont un dictionnaire Larousse, des armes, des photos… La dépouille du Che (mais est-ce bien la sienne) et celles de huit de ses compagnons se trouvent dans le Memorial de los Martires de la Revolucion. Tué en Bolivie, le héros national n’a été rapatrié à Santa Clara qu’en octobre 1997 pour le trentième anniversaire de sa mort.

Santa Clara est une petite ville agréable et dynamique, qui a conservé quelques beaux vestiges de son passé colonial, notamment autour du Parque Leoncio Vidal : le Teatro de la Caridad et le Museo de Artes decorativas. 

Le Teatro de la Caridad fut construit à la demande de l’héritière Martha Abreu. Il propose divers services (salle de bal, casino, café, restaurant…). Les recettes sont reversées aux pauvres de la ville, d’où son nom le théâtre de la Charité. 

Le bâtiment abritant le Museo de Artes decorativas date de 1810. Il est meublé et décoré avec des mobiliers ayant appartenu à des grandes familles de la région. De fait, les meubles proviennent d’époques diverses, du 17ème, 18ème, 19ème et même du 20ème siècle.

Tout pour la musique

"orchestre cubain"
Orchestre dans restaurant

Omniprésente dans toutes les villes cubaines, la musique ne se laisse pas facilement apprivoisée. On l’entend partout, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Tous est bon pour faire de la musique, même deux morceaux de bois ou une boite de conserve.

Dans les orchestres, nous avons repéré quelques instruments typiques. Certains furent inventés pour compenser le manque de matériaux disponibles, d’autres furent transformés ou améliorés : la tumbadora un petit tambour de bois, allongé et recouvert de peau ; les claves deux bâtonnets cylindriques que l’on frappe l’un contre l’autre ; le güiro une gourde provenant d’un arbre le güira ; et le tres une petite guitare à trois fois deux cordes, toujours présent dans les orchestres de son et dans tous les styles apparentés changüi, suco-sucu, guaracas ainsi que dans le bolero traditionnel cubain et le punto. Né à Cuba au XIXème siècle, le son allie la mélodie espagnole et le tempo africain. C’est la musique classique du film de Win Wenders, réalisé en 1998, Buena Vista Social Club qui a braqué les projecteurs sur le chanteur et guitariste Compay Segundo.

"tres cubain"
Le tres cubain
"trois fois deux cordes"
Trois fois deux cordes

Mais acheter un instrument à Cuba, relève d’un véritable défi ! Les magasins spécialisés n’offrent que peu de choix. C’est en discutant avec les musiciens de l’orchestre qui se produisait, dans un restaurant de Santa Clara, la Casona Guevara que nous avons trouvé un début de piste. “Il faut aller voir el Grillo”.  Avec une adresse très approximative, nous avons fini par rencontrer le personnage, dans une petite maison d’une rue populaire de Santa Clara. La vieille dame qui a ouvert la porte et s’est enquise de nos origines se souvenait, nostalgique, de jours meilleurs, d’un temps où elle pouvait acheter des parfums français. Mais ce temps était révolu, la maison vieillissait mal et l’on y vivait chichement, au milieu des instruments à corde en attente de restauration. Il y avait surtout des guitares mais point de tres, l’objet des convoitises de Christian. Après avoir passé un appel téléphonique, el Grillo nous conseille de rendre visite à Alfredo, un collègue qui vit non loin de la gare.

Ce luthier ne répare pas seulement des instruments à corde, il en fabrique aussi dans son atelier situé dans les combles de sa maison. Il faut être à Cuba pour se rendre compte du véritable génie des hommes, qui conçoivent des merveilles avec quasiment rien. De vieux bois, soigneusement sélectionnés, servent à la confection de guitares de belle qualité.

Et miracle, il possède aussi un tres, fabriqué pour un client qui s’est désisté. Spécifique de l’île, le tres est dérivé de la guitare espagnole. Plus petit que celle-ci, il possède un cordage composé de trois double cordes. Dans le changüi c’est l’instrument central indispensable. C’est aussi celui de l’improvisation, par excellence.

Camagüay et ses tinajones

"architecture néoclassique"
Une belle architecture néoclassique.

Impossible de passer à côté, on les voit dans les patios des maisons coloniales, dans les jardins, les parcs ! Symboles de la ville, les tinajones sont de grandes jarres d’argile pouvant atteindre 2 mètres de haut et 3 à 4 mètres de circonférence. Introduites par les immigrants catalans, elles furent ensuite fabriquées sur place pour collecter l’eau de pluie. Indispensables du fait de la dureté de la roche qui empêchait de creuser des puits et du climat sec de la région, on en dénombrait jusqu’à 16 000 à l’aube du XXème siècle. Il n’en resterait plus aujourd’hui que 2500. On raconte que celui qui buvait l’eau de ces jarres devenait immédiatement amoureux de Camagüay.

"restauration en cours"
Restauration en cours

Pour ma part, c’est un livre qui m’a donné l’envie de visiter cette ville : La maîtresse du Commandant Castro http://www.mag-nature.com/livres-coup-de-coeur-lus-en-decembre-2016/

Située au centre d’une région agricole vouée à l’élevage et à la culture de la canne à sucre, la charmante et tranquille Camagüay est aussi nommée la ville des églises. Chaque vague d’immigrants espagnols voulant construire son église, on en dénombre neuf, dans des quartiers qu’il fallu ensuite relier par un lacis de ruelles, d’impasses et de places pour former ce qui est aujourd’hui le centre historique de la ville. On dit aussi que cet imbroglio facilitait le travail des défenseurs de la ville lorsque celle-ci, fort prospère aux siècles passés, était agressée.

C’est à Camagüay que naquit Ignacio Agramonte, l’un des grands chefs indépendantistes qui donna son nom à l’ancienne plaza de Armas devenue el Parque Ignacio Agramonte. Sa maison, construite en 1750, se situe près de la plaza Trabajadores. Le musée abrite des documents relatifs à la guerre d’indépendance et des objets ayant appartenu au héros mort à 31 ans, en 1873.

Sancti Spiritus, un pont unique à Cuba

"Pont en briques sur le Yayabo"
Pont en briques sur le Yayabo
"Place fleurie et carrioles à cheval"
Places fleuries et carrioles à cheval.

Bâtie sur les berges de la rivière Yayabo, Sancti Spiritus possède un ouvrage d’art unique à Cuba, le pont qui enjambe la rivière. Lieu de passage obligé pour tous les véhicules arrivant de Trinidad, il fut construit en 1825. Il est aujourd’hui classé monument historique, son aspect médiéval et ses arcs en briques ayant joué en sa faveur.

Pas moins de 30 000 briques ont été utilisées pour sa réalisation. Selon la légende (mais est-ce bien une légende), les ouvriers auraient mélangé du lait de chèvre à la chaux pour réaliser un ciment plus solide.

Avec ses petites maisons coloniales bases et colorées, le centre ville est très agréable à visiter, d’autant que la plupart des rues sont piétonnières. Pavées de galets irréguliers, les rues dévoilent une succession de maisons parfaitement restaurées, ornementées de grilles en fer forgé et couvertes de bardeaux.

Construite en 1680 avec l’argent offert par le maire de la ville don Ignacio de Valdivia, l’église en pierre est une des plus anciennes de l’île. A l’image des églises paroissiales andalouses, elle possède un plafond de bois finement ouvragé. Dominant la ville avec ses trois étages et ses 30 mètres de haut, le clocher date du 18ème siècle.

Trinidad, la belle endormie

"Cuba Trinidad"
Le charme suranné des maisons coloniales
"Cuba Trinidad Iglesia de San Francisco"
Au fond Iglesia y convento de San Francisco.

Mon coup de cœur en 2004, pour cette ville sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise, demeure encore aujourd’hui.

Après avoir été riche et prospère du 17ème au 19ème siècle, Trinidad fut oubliée et quasiment coupée du monde. La production sucrière qui avait fait sa gloire signa aussi son déclin. Soumise à une forte exploitation, les terres de la vallée s’épuisèrent au moment où les revendications des esclaves faisaient fuir les capitaux vers d’autres régions.

A la crise sociale s’ajoutèrent les deux guerres d’indépendance et les affrontements entre les indépendantistes et les propriétaires terriens fidèles à l’Espagne. Ces déchirements ravagèrent l’économie de la cité sucrière, déjà bien affaiblie.

"joueurs de dominos Trinidad"
Joueurs de dominos

Il faudra attendre la construction de voies de communication pour la sortir de son enclavement : la voie ferrée en 1919 puis les routes vers Sancti Spiritus et Cienfuegos en 1950-1952. Cet isolement permettra cependant, à la ville de conserver son aspect surannée qui fait aujourd’hui son charme.  Classé “Patrimoine de l’humanité” par l’Unesco en 1988, elle semble sortir tout droit d’une autre époque.

"Palacio Brunet"
Palacio Brunet

Mais la belle ne dormait que d’un œil. Dès 1957, une partie de ses habitants se soulevèrent contre le dictateur Batista. Le massif de l’Escambray tout proche, constitua un maquis idéal pour les révolutionnaires. Che Guevara y installa son campement en 1958. Et, ironie de l’histoire, ce fut aussi le refuge des anti-castrite entre 1959 et 1965. C’est là que le gouvernement de Fidel Castro du livrer son dernier combat contre les contrabandistas. 

A Trinidad, le moment présent est estompé par un passé omniprésent. Pour découvrir la belle coloniale, il faut se laisser aller au gré de ses envies, passer d’une rue pavée à l’autre, sans souci de se perdre. La ville n’est pas si grande pour qu’on s’y égare et d’un point de vue sécuritaire on n’y risque rien, même dans les quartiers populaires de la périphérie.

"Casa de la Troba Trinidad"
Casa de la Troba

Les rues sont un véritable concentré de vies. On y joue aux dominos, on y fait de la musique, on brode, on vend quelques fruits sur le pas de la porte, on traîne une carriole pleine d’objets hétéroclites, récupérés ici et là, qui serviront peut-être un jour pour réparer un objet, concevoir un jouet…

On y voit aussi les superbes palais des familles Brunet (el museo romantico), Padron (musée d’archéologie), Cantero (museo historico municipal), Iznaga (museo de Aquitectura colonial). On y admire des trésors conservés malgré la décadence industrielle. Le centre de Trinidad est un joyau qui recèle en son cœur des lustres de Baccarat, des pièces en cristal de Bohême, des vases de Sèvres, des sols de marbre de Carrare, du mobilier en bois précieux importé directement d’Espagne ou de France.

Les seigneurs venus de la Catalogne, de Majorque et des Canaries s’étaient constitué à Trinidad un havre flamboyant, à l’image de leur mégalomanie. Forts de leur puissance économique et peu soucieux de partager leurs richesses, ils se livraient des querelles de prestige à grands coup de défis architecturaux et de fêtes fastueuses. Aujourd’hui encore, il est aisé d’imaginer ces dames en crinoline, lors des fêtes que donnait chaque famille pour Los Quince, des jeunes filles de quinze ans.

Cienfuegos, une ville fondée par un français

"Cienfuegos la forteresse"
La forteresse à la sortie de la baie

Quand Christophe Colomb s’amarre dans la baie en 1494, l’endroit est occupé par les indigènes Jagua, d’où son premier nom Port de Jagua. Bâtie selon le schéma des châteaux du Moyen-Age, la massive forteresse, qui surplombe l’entrée de la baie, ne fut construite qu’en 1745, quand le commerce de la canne à sucre devint important et que les îliens eurent à  repousser maintes attaques de pirates.

"Cienfuegos cathédrale"
Cathédrale Nuestra Señora de la Purisima Conception

La ville ne fut véritablement fondée qu’en 1819 sous l’impulsion d’un militaire français, Jean-Louis Laurent de Clouet. Ce bordelais s’était d’abord établi en Louisiane mais après la cession aux Etats-Unis, il décida de se mettre au service de l’Espagne.

A l’emplacement de ce qui était toujours port de Jagua, il installa quarante-six colons venus de Bordeaux et nomma l’endroit Fernandina de Jagua en l’honneur du roi Ferdinand XII d’Espagne et des indigènes qui occupaient les lieux. La ville ne sera baptisée Cienfuegos, du nom du gouverneur général cubain de l’époque, que dix ans plus tard.

Sa baie immense et sa situation, au cœur d’une région propice à la culture de la canne à sucre, du café et du tabac, la prédestinaient naturellement à être une ville portuaire et commerçante. Située au bord d’une des plus belles baies des Caraïbes, Cienfuegos est aussi renommée pour son architecture néoclassique.

"Système D à Cienfuegos"
Période de système D après des siècles d’opulence.

Inspiré du siècle des Lumières espagnol, le centre historique de Cienfuegos est formé selon un damier de vingt-cinq pâtés de maisons, d’une rigueur absolue. L’église, les bâtiments publics et gouvernementaux sont concentrés sur le Parque Marti, une vaste esplanade de 200 mètre sur 100 déclarée “monument historique”. Au centre de la place, une rosace de 2 mètres de diamètre, marque le “point zéro” et indique l’endroit où J.L de Clouet marqua la limite de la fondation de la colonie française.

Son côté provincial et son atmosphère maritime confèrent à Cienfuegos un caractère particulier, qui lui valu le nom de “Perle du Sud”. Pour comprendre ce qui fait la réputation de cette ville, il faut s’éloigner du centre en direction de la baie, vers le Paseo del Prado et le Paseo del Malecon. Ces lieux de promenade offrent une vue extraordinaire sur la baie. Au bout de ce dernier paseo se situent les plus beaux édifices de la ville, le Palacio Azul et le Palacio del Valle.

Situé dans le quartier de Punta Gorda au bord de la playa las Ostras, le Palacio del Valle appartenait à un riche négociant en sucre, Acisclo del Valle Blanco. Bâti sur deux étages, c’est l’oeuvre d’architectes locaux et étrangers d’où un mélange de motifs mauresque, roman, vénitien, baroque. De styles différents, les trois tours de la façade symbolisent le Pouvoir et la puissance guerrière (celle de droite vue de face), la Religion (au centre) et l’Amour (à gauche). Après avoir été un casino sous Batista, le Palacio del Valle abrite aujourd’hui un restaurant, d’où on peut admirer le coucher du soleil sur la baie en buvant un mojito, le soir après 17 heures.

Nos bonnes adresses

Le mot paladar désigne un restaurant créé et tenu par une famille, dans sa propre maison. Au tout début de la libéralisation, les paladares étaient limités à douze places et fortement taxés. Ils restaient très modestes. A partir de 2010, le gouvernement a autorisé les propriétaires à augmenter le nombre de couverts et à embaucher. Certains préparent une cuisine typiquement cubaine mais la majorité offrent un panel de plats aptes à convenir à tous les palais.

La Havane

"Restaurant El Gringo viejo"
Restaurant El Gringo Viejo

Restaurant El Gringo Viejo dans le Vedado, calle 21, 454 entre E et F gringoviejocuba@gmail.com

De la rue, impossible d’imaginer ce que l’on va trouver à l’intérieur ! Il faut franchir une grille puis sonner et descendre quelques marches avant de pénétrer dans l’antre ce paladar réputé, dans lequel il vaut mieux réserver pour être sur d’avoir une place. Nous sommes arrivés à l’improviste, dès le début du service, de fait, nous avons pu déjeuner au calme et admirer cette salle à la décoration hétéroclite mais non dénouée d’intérêt.

Omar le propriétaire a su décorer son restaurant de façon originale. Les murs sont couverts de photos dont celle du film “The old Gringo” avec Gregory Peck et d’autres représentants des films cubains et internationaux. Au plafond pendent des tresses d’ail et des fausses grappes de raisins. C’est un lieu convivial où se côtoient les artistes, les personnalités cubaines et les touristes. L’accueil est cordial, le service rapide et efficace et les plats à la hauteur de la réputation de l’enseigne.

La Zorra y el Cuervo, dans le Vedado, calle 23 (la Rampa)

L’enseigne que l’on traduit par “La renarde et le corbeau” donne le ton poétique et original de ce club de jazz latino, réputé pour les bons artistes qui s’y produisent. On y pénètre par une cabine de téléphone anglaise puis par escalier qui conduit au sous-sol. Il faut arriver tôt si l’on veut profiter du début du spectacle, la salle est petite. Nous y sommes allés un soir où Oscar Valdes, un des meilleurs percussionnistes de l’île s’y produisait. Cela aurait pu être un très bon spectacle mais l’acoustique de la salle est assez médiocre et le réglage de la sonorisation beaucoup trop fort.

Santa Clara

Hostal Florida calle Maestra Nicolasa (Candelaria) 56, entre Colon et Maceo. Construite en 1876 par un riche propriétaire, cette maison coloniale a conservé ses beaux atours et notamment son patio où il fait bon prendre de copieux (le mot est faible) petits-déjeuners. La profusion de plantes créée une atmosphère naturellement fraîche et agréable. Les propriétaires sont sympathiques et accueillants, l’ambiance chaleureuse. A deux pas du Parque Leoncio Vidal, c’est l’endroit idéal pour rayonner dans la ville. http://hostalfloridacenter.com/

La Casona Guevara 160 entre San Cristobal et Candelaria. http://lacasonaguevara.com/en/ Le rez-de-chassée semble dédié à la clientèle cubaine et l’étage aux touristes mais qu’importe, la cuisine y est excellente et les orchestres qui s’y produisent d’un bon niveau. Seul bémol, c’est un peu cher !

Restaurante El Sol Maceo 52, entre Buen Viaje et Gloria tél. +53 5 3124139 Ce restaurant, sur trois étages, est doté d’une terrasse qui offre un panorama sur la ville. Nous avons apprécié sa fraîcheur en soirée et sa cuisine tout à fait correcte, à un prix qui l’est aussi.

La Concha caretera Central, à l’angle de la rue Danielito. C’était autrefois une station Shell, d’où sont nom la Concha qui signifie “coquille”. Je n’avais pas gardé un bon souvenir des restaurants d’Etat lors de ma première visite mais le rapport qualité/prix des plats est bon. Le cadre manque par contre d’originalité et de chaleur.

Camaguay

Hospedaje Colonial Los Vitrales calle Avellaneda 3, entre Général Gomez et Marti

"chapeau vestige du passé"
Vestige du passé
"vaste salon los Vitrales"
Le vaste salon

A deux pas du centre ville, cette belle maison coloniale, construite fin du 18ème siècle fut un couvent entre 1910 et 1947 avant d’être rachetée par le grand-père de l’actuel propriétaire. Architecte de formation, ce dernier l’a restaurée avec beaucoup de goût pour en faire une maison d’hôtes, en conservant le style colonial, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Ses larges portes surmontées de vitraux, ses arcades, son vaste salon, son patio verdoyant et l’accueil chaleureux du propriétaire font qu’on se sent immédiatement bien dans cette maison qui reste fraîche malgré la chaleur. Ici, tout est prévu pour faciliter le séjour des voyageurs.

La voiture peut être stationnée dans la cour d’une propriété voisine, située à quelques pâtés de maisons (moyennant faible rémunération). Les copieux petits-déjeuners sont servi dans le patio verdoyant ou dans le salon de même que les dîners. Pour ceux qui ne sont pas vraiment à l’aise avec la langue de Cervantes, Rafael, le propriétaire parle le français. Il y prend mêle beaucoup de plaisir.

S’il n’y a plus de place chez Rafael, sa fille possède une maison d’hôtes juste en face, de l’autre côté de la rue. Seule l’ambiance change. L’extérieur a conservé son cachet de maison coloniale mais l’aménagement intérieur est résolument contemporain.

Sancti Spiritus

Hostal Casamayor Agramonte 55 tél. +53 041 32 7338 fernando76.castro@nauta.cu

C’est l’endroit idéal pour prendre le temps de discuter et de faire des rencontres. Nous y avons notamment croisé, une jeune fille peintre, de grand talent. L’accueil est fort sympathique et les hôtes de bon conseil, notamment au niveau du restaurant cité ci-dessous, que nous vous recommandons.

Berkana Restaurant, Ernesto Valdez Muñoz 113 tél. + 53 041 32 5982 http://berkanarestaurant2002.simplesite.com/ Un peu excentré des rues piétonnes mais facilement accessible à pied. Professionnalisme et convivialité tels sont les mots clé pour le qualifier. Une adresse incontournable, dans une jolie maison coloniale.

Nos guides de voyage

  • Cuba, collection “guides VOIR” chez Hachette, très bien illustré et détaillé au niveau des bâtiments à voir par quartier et par ville.
  • Cuba le Routard, par Hachette, l’incontournable pour les bonnes adresses de paladares et de casas particulares.
  • Guia de Carreteras Cuba, Online Tours, à se procurer au consulat de Barcelone (ou autre ville) en allant chercher les visas. Plans détaillés des routes, autoroutes par région et des principales villes. Indispensable lorsque veut circuler avec une voiture de location.

 

Secotine

Journaliste-écrivain témoin attentive des palpitations du monde.