Cuba NO, Cuba SI…

Je me souviens d’avoir eu la sensation exquise de plonger dans un autre siècle. C’était en  2004, à Trinidad. Douze ans plus tard, la magie de Cuba opérait toujours mais quelque chose avait changé.

Cuba, la grande illusion

Pour moi, c’était la troisième fois que je posais mon sac de voyage à Cuba en l’espace de douze ans. Pour Christian c’était la seconde fois, à un an d’intervalle.  Mais nous avons eu tous les deux la même impression, l’ambiance changeait vite, trop vite, même si les cubains et notamment les jeunes avaient eux, le sentiment que tout allait trop lentement.

Une économie parallèle basée sur la « débrouille »

"Trinidad Cuba 2004"
Seul le cœur de Trinidad était restauré.
"Trinidad brodeuses"
Les femmes brodaient dans la rue.

En mai 2004, Cuba s’ouvrait progressivement aux tourismes dans un mouvement de yoyo perpétuel, version « je t’aime, moi non plus ». Le CUC n’était pas encore la monnaie obligatoire pour les touristes et l’on pouvait payer indifféremment en Dollars ou en Euros, deux monnaies très prisées à l’époque par les cubains.  Fidel gouvernait toujours son île avec la fermeté d’une poigne qui ne veut laisser aucune concession au capitalisme, tout en étant dans l’obligation de libéraliser un peu son économie.

Le tourisme et les petits commerces n’étaient autorisés que pour suppléer à la défection de l’URSS, qui avait laissé Cuba exsangue.  Bien qu’ils ne soient autorisés qu’à un nombre limité de couverts, les petits restaurateurs étaient sous haute surveillance, tout comme les paysans qui vendaient leur production au marché. Les comités de défense de la révolution étaient encore très actifs, même si les premières fissures apparaissaient déjà dans le système. Avec l’arrivée des touristes, la prostitution était omniprésente, de même que la mendicité ciblée vers des produits de consommation courante (savon, shampoing et autres).

Un système basé sur la débrouillardise et l’entraide s’était mis en place. Les langoustes, un produit d’Etat vendu exclusivement à l’exportation, n’était pas servi dans les restaurants d’Etat mais on les trouvait dans les paladares (restaurants particuliers). Alors qu’il fallait laisser son sac et son appareil photo à l’entrée de la fabrique de cigares, les ouvrières solidaires entre elles, réussissaient à vendre, aux connaisseurs, des cigares qu’ils dissimulaient dans leurs chaussettes et où ils pouvaient jusqu’à la sortie de la fabrique. La corruption des fonctionnaires était elle aussi, bien présente. Alors que l’on venait de laisser un substantiel pourboire aux skippers des voiliers de location, force leur a été de partager avec le policier présent, qui veillait au grain…

"Canettes transformées en jouets"
Canettes de boissons, jetées par les touristes,  transformées en jouets.
"Cuba mendicité en 2004"
Le pays manquait de tout.

A l’époque, tout manquait à Cuba. Les vieilles américaines hors d’âge tombaient régulièrement en panne. Les guagua, les anciens porte-missile soviétiques qui faisaient office de bus et les trains poussifs n’étaient pas assez nombreux pour véhiculer la population. Les rares voitures de location, à la disposition des touristes, étaient une véritable aubaine pour celui ou celle qui était prise en stop.

Le carnet de rationnement, qui permettait à chaque famille d’obtenir le minimum vital dans les commerces, se réduisait déjà à peau de chagrin. Créé en 1962, après la crise des missiles et la pénurie provoquée par l’embargo des Etats-Unis, il permettait d’obtenir du riz, des haricots, de la viande, des produits de toilette et tout ce qui constituait le minimum vital pour chaque famille… Réparties de façon équitable à l’ensemble de la population, le système perdura jusqu’à l’effondrement du bloc soviétique. Privé de ses marchés à l’exportation et de ses principaux fournisseurs, l’Etat cubain tenta de maintenir le carnet en remplaçant certains produits par d’autres et en éliminant purement et simplement ceux auxquels il ne trouvait aucun substitut. Mais en 2004, le carnet de rationnement ne couvrait déjà plus qu’un tiers des besoins mensuels d’une famille. Bien que limités, les marchés agricoles publics constituaient en contrepartie une source d’approvisionnement non négligeable, mais ils pouvaient être supprimés du jour au lendemain, suivant le bon vouloir des dirigeants. Le reste de l’approvisionnement provenait du marché noir et des aides que les expatriés adressaient à la famille restée sur place.

Un double système monétaire

"triporteur à Cuba"
Parmi les petits boulots, nécessitant peu d’investissements, le triporteur s’est taillé une belle part de marché dans les villes touristiques.

A partir de novembre 2004, le CUC (le Peso Convertible) allait révolutionner les habitudes de consommation des cubains. Depuis cette date, il existe officiellement deux monnaies à Cuba, le Peso cubain (CUP) étalonné sur le coût de la vie sur l’île et le peso cubain convertible (CUC) qui est quasiment à parité avec le Dollars US. Il équivaut à environ  25 Pesos cubains. Le CUC est utilisée obligatoirement par les touristes pour régler leurs achats, depuis que le dollar américain n’est plus accepté à Cuba. Le sigle étant le même pour les deux monnaies ($) et le prix affiché identique pour un paiement en CUP ou en CUC, chacun dépense en fonction de son niveau de vie habituel : les cubains peu, les touristes beaucoup plus ! La philosophie propre au système du vieux Lider Maximo est sauve pourrait-on croire.

"Mime à Cuba"
Figé dans une posture, le mime ne possède rien que son talent pour séduire les touristes et empocher quelques CUC.

En fait, le CUC permet entre autre de contrôler les gains de ceux qui travaillent avec les touristes et de les taxer au moment du change.

Dans la réalité, en tant que touriste, nous avons effectivement du payer les hôtels, les casas particular (chambres d’hôtes), les paladares (restaurants), les boissons, les objets artisanaux en CUC dans les villes touristiques (la Havane, Trinidad, Cienfuego, Santa Clara, Camaguay, Sancti Spiritus). Par contre, dans les petites villes de province, le CUC n’est pas accepté et dans ce cas, force est de régler l’addition en Peso cubain, ce qui est nettement plus intéressant, un déjeuner pour deux revenant en moyenne, dans ce cas, à 5€.

"l'accueil à Cuba"
Gaieté et joie de vivre, font le charme de Cuba.

Comment faire quand on ne peut retirer qu’en CUC dans les distributeurs ? Il faut juste être prévoyant, en faisant quelques achats sur les marchés de fruits et légumes des villes touristiques précédemment citées… Là, on accepte les CUC mais on vous rend la monnaie en pesos cubains.

Paradoxe au pays de l’équité sociale, le CUC engendre déjà une fracture sociale entre les cubains qui ont accès à cette monnaie, parce qu’ils travaillent dans les lieux touristiques et les autres qui n’ont pour seul revenu que leur salaire cubain en Pesos.

Dans les sites touristiques, où les vieilles demeures sont restaurées l’illusion est presque parfaite mais les relations sont déjà faussées. Pour retrouver ce qui fait le charme de Cuba, la gentillesse et la courtoisie de ses habitants, il faut quitter la capitale et s’orienter vers les petites bourgades et les villes du centre de Cuba. Les relations y sont plus authentiques. Je me souviens d’un jeune étudiant en médecine de Sancti Spiritus, presque outré, parce que nous voulions lui donner un pourboire pour le service qu’il nous avait rendu.

Une ouverture commerciale limitée

"vieilles américaines à Cuba"
Cuba ne produit qu’environ 40% de ses besoins en carburant

Le Venezuela, sous la houlette d’Hugo Chavez, a largement contribué à l’approvisionnement énergétique de Cuba jusqu’en 2014, contre l’envoi de médecins cubains au Venezuela. Mais la chute des prix du pétrole et les difficultés économiques du Venezuela ont engendré une réduction drastique des transactions. Les livraisons de pétrole vénézuélien ont chuté de 40 % depuis 2014 et Cuba se tourne désormais vers d’autres partenaires. Un contrat avec le pétrolier russe Rosneft serait en cours d’exécution mais les conditions octroyées par l’ex-URSS pendant la guerre froide font bel et bien parti du passé. Une chose est sure, l’approvisionnement n’est pas régulier. A la Havane, les stations service tombent régulièrement en panne de carburant. Et par expérience, je peux vous dire que lorsque l’essence manque dans une station, sa voisine (pas forcément toute proche) n’est pas mieux lotie.

En mai 2017, au moment où nous étions à Cuba, la Chine apparaissait comme le principal interlocuteur au niveau des importations (bus, voitures, électroménagers, vêtements…). De fait, les cubains ont maintenant accès à de nombreux produits de consommation qu’il était impensable de trouver en 2004, notamment l’électroménager et les téléphones portables, très prisés par les cubains.  Internet se développe aussi mais à moindre échelle et de façon très aléatoire.  C’est parfois plus facile de capter internet sur une place publique que dans un hôtel. Il suffit de repérer les lieux où les cubains pianotent sur leur portable. Dans l’ensemble, le réseau reste très capricieux et sous contrôle. De fait, c’est plus souvent inter-niet, y compris dans les grands hôtels où les cartes prépayées sont à des prix exorbitants.

"banderole anti-embargo"
Banderole dénonçant l’embargo US.

Officiellement, l’embargo étasunien est toujours d’actualité au niveau des importations. Des banderoles affichent d’ailleurs, haut et clair, cet état de fait dans les rues des villes cubaines. Officieusement, les Etats-Unis exporteraient vers Cuba de nombreux produits alimentaires, que l’on trouve dans les magasins où on ne peut payer qu’en CUC. L’Europe, notamment l’Espagne et la France, commercent également avec Cuba. Mais la bureaucratie  et le contrôle omniprésent de l’Etat sur toutes les importations compliquent singulièrement les relations commerciales.

Le tourisme, le grand pourvoyeur de devises

"Triporteurs la Havane"
Les triporteurs sont légions à la Havane. Ils permettent à leurs propriétaires de gagner quelques précieux CUC.
"Marché artisanal de la Rampa la Havane"
Les objets en bois sont fabriqués dans les petites bourgades de l’île et vendus dans les villes touristiques, comme ici au marché artisanal de la Rampa, dans le quartier du Vedado, à la Havane

Quand le soutien soviétique s’est évaporé avec la perestroïka, Cuba n’a eu d’autre choix que de développer le tourisme pour pallier la fin des aides venant de l’Est. Le touriste permet d’engranger directement des capitaux étranger sans passer par des intermédiaire. C’est aussi une manière de baisser le chômage en permettant aux cubains de travailler pour leur propre compte. Taxis, casas particular (chambres d’hôtes), paladares (restaurants), balades en calèches, vélo-taxi (triporteur équipé d’une banquette)…

Les petites entreprises et les petits boulots se sont développés rapidement, parfois au détriment des autres branches de l’activité cubaines. Des cadres, des médecins et des intellectuels abandonnent leur poste pour travailler dans le tourisme, où ils gagnent plus grâce aux pourboires.

L’afflux touristique est aujourd’hui très important (plus de 3 millions de touristes en 2016). Mais son développement a aussi son revers de médaille ! Il engendre un mécontentement d’une partie de la population, qui se répercute sur les relations avec les touristes, dans les zones très fréquentées. Les cubains vivent mal d’être exclus de certaines zones très touristiques. Ils sont aussi parfois scandalisés par le comportement de certains touristes. Mais les restrictions de Donald Trump visant les voyages à Cuba pourraient freiner développement de ce secteur d’activité

Entreprises individuelles et propriété

"casa particular Camaguay"
Les vieilles maisons coloniales rénovées et aménagées en “casa particular” séduisent par leur charme suranné auquel s’ajoute la gentillesse et la disponibilité des propriétaires.

Les posadas ou casas particular (chambres d’hôtes) et les paladares (restaurants) tenus par des particuliers se sont multipliées et ne sont plus limités à quelques chambres ou à quelques couverts comme en 2004. Bien qu’ils soient plus ou moins fixés ou “conseillés” par l’Etat, les prix restent plus raisonnables que dans les hôtels et les restaurants d’Etat et la qualité du service y est majoritairement supérieure.

Contrairement aux informations données par les médias, les cubains de Miami ne sont pas tous hostiles au régime politique cubain. La jeune génération 30/40 ans réinvestit à Cuba, notamment dans des restaurants tenus par la famille restée sur place. Nous avons rencontré deux cas de figure de ce type, le premier à Santa Clara, le second à Sancti Spiritus.

"Habana Vieja"
Certaines maisons sont très dégradées.

L’Etat Cubain fixe naturellement certaines conditions. La restauration extérieure des bâtiments doit notamment être effectuée  dans les règles de l’art, pour qu’ils conservent leur aspect colonial.  Mais, finalement, tout le monde semble y trouver, peu ou prou, son compte.

Depuis peu, les cubains peuvent aussi acheter et revendre leur logement. L’acquisition semble cependant limitée à la résidence principale. Marlen, une expatriée de retour à Cuba, qui possède un appartement à la Havane, s’est ainsi fait confisqué sa résidence secondaire. On ne badine pas avec l’équité sociale !…

Pouvoir vendre un appartement dans un quartier délabré pour s’installer ailleurs, est devenu pour de nombreux cubains un objectif prioritaire. Au-delà des quartiers touristiques, qui sont quasiment entièrement rénovés, la plupart des immeubles d’Habana Viejo tombent encore en ruines et les familles y sont entassées dans de petits appartements qui n’offrent aucun confort.

Rutilantes américaines et motos chinoises

"américaine rose bonbon"
Des couleurs et un sens de l’harmonie.

Pendant des décennies, les cubains ont conservé les Chevrolet, Studebaker, Cadillac, Ford, Buick, Oldsmobile,  par la force des choses, n’ayant d’autre alternative que de faire durer, au-delà du raisonnable, les voitures présentes sur l’île au moment de la Révolution. Entrées à Cuba aux temps fastes des années 1950, quand l’argent coulait à flot dans les casinos, elles ont conservé leur esthétisme d’antan et leurs chromes flamboyants mais sous des couleurs acidulées et avec des mécaniques qui n’ont plus rien à voir avec celles d’origines.

"Cuba américaine décapotable"
Pour un tour “class” de la Havane

La première fois que je suis allée à Cuba, la boite à outil était de rigueur dans le coffre de chaque véhicule et le tournevis souvent utilisé pour démarrer. En dehors de quelques dizaine de voitures dans la capitale et à Trinidad, la plupart étaient en assez mauvais état et ne roulaient qu’à grand renfort de bricolages ingénieux. Des moteurs de tracteurs et des pièces mécaniques venues tout droit du bloc soviétique  remplaçaient, tant bien que mal, les moteurs d’origines. Les cubains ont utilisés les pièces de rechanges venus tout droit d’URSS, pour maintenir en vie leurs belles américaines, mais il n’ont visiblement pas succombé aux charmes des Lada ou des Moskvitch qui sont nettement moins nombreuses, ou moins voyantes…

"Cuba restauration des vieilles américaines"
Lumineuse, à l’image de l’île.

Depuis 2004, un grand nombre de vieilles américaines ont été parfaitement restaurés et remise au goût du jour avec des moteurs plus récents et nettement moins gourmands en carburant que ceux d‘origine : Toyota, Mitsubishi, Mercedes.

"la Havane moto chinoise"
On voit désormais, des petites motos récentes, majoritairement d’origine chinoises, circuler à la Havane.

Décapotables ou non, vestiges d’un faste passé, elles sont transmises de pères en fils et ne peuvent être exportées hors des limites territoriales de l’île. Elles font partie du patrimoine de Cuba, au même titre que les maisons coloniales. Définitivement associées à l’ambiance si particulière de l’île, les belles américaines seraient, dit-on,  plus nombreuses à Cuba qu’au pays de l’oncle Sam.

Beaucoup moins flamboyantes, de nouvelles voitures sont apparues à Cuba, les modèles d’origine chinoise. On les trouve notamment chez les loueurs. Elles roulent certes, mais n’offrent qu’un confort très basique et ne sont pas vraiment adaptées aux nids de poule, fréquents sur les réseaux routiers.

Venant également du pays du soleil Levant, de petites motos électriques ont fait une entrée remarquée à la Havane. Ailleurs, les motos hors d’âge et les charrettes à cheval sont toujours l’apanage des moins fortunés, autant dire la majorité des cubains qui n’ont pas accès au CUC.

Toutes de blanc vêtues, une façon de s’opposer

"Dame en blanc Cuba"
Solitaire.
"Dames en blanc Cuba"
Pour un mari, un fils…

On les appelle les « Dames en blanc ». J’en avais entendu parler mais je n’ai pas fait immédiatement le rapprochement. Nous étions à la Havane, dans le quartier du Vedado, assis comme tant d’autres, sur un banc public pour essayer de capter internet. Elles passaient en solitaire, d’un pas pressé, avec dans l’allure un « je ne sais quoi » qui avait attiré mon attention.

Toutes de blanc vêtues, elles défilent et assistent à la messe tous les dimanches pour rappeler le sort de leurs maris emprisonnés. Le mouvement est né en 2003, après l’arrestation de 75 dissidents, déclarés prisonniers d’opinions par Amnesty International. En adoptant le blanc, une couleur qui symbolise la paix, ces femmes affichent clairement leur intention de manifester pacifiquement malgré les harcèlements des autorités, dont elles sont victimes.

En 2015, le service de sécurité leur avait interdit l’entrée de l’église où le pape célébrait la messe. En 2016, quelques heures avant l’arrivée de Barack Obama, une cinquantaine d’entre elles étaient arrêtés.

"femmes en blanc pacifiques"
Manifestations pacifiques.
"femmes en blanc harcèlement police"
Déterminée.

Sous la forme d’emprisonnement de courte durée, les opposants au régime sont toujours victime de harcèlement de la part de la police politique cubaine. L’ouverture aux tourismes et la reprise temporaire des relations avec l’oncle Sam n’ont, à ce niveau, rien changé. Le retrait de la vie politique de Fidel Castro puis sont décès ont fait vaciller le système mais l’île n’est pas prête pour une véritable démocratie. Fidel a certes commis des erreurs et exercé une répression dictatoriale mais il a su rendre à son peuple sa dignité, tout en mettant en place l’un des meilleurs systèmes éducatif du monde. Les cubains savent le reconnaître et ils en sont fiers.

La vie est certes difficile à Cuba mais si l’on compare avec les iles voisines ou certains pays d’Amérique centrale, où sévissent la malnutrition et une insécurité record, les Cubains s’en sortent plutôt bien.

Ils revendiquent essentiellement plus de liberté et un système politique plus souple et moins corrompu mais ils ne veulent pas perdre ce dont ils sont le plus fiers en tombant dans un système totalement libéralisé. Diver, un jeune cuisinier nous disait « Il ne faut pas que cela change trop vite, je n’ai pas envie de voir mes enfants toute la journée devant internet, un coca à la main ». Les cubains réussiront-ils leur transition ? Le coca fait déjà des ravages et les jeunes, qui possèdent des portables passent des heures sur les bancs publics près des antennes relai.

A suivre prochainement : Cuba côté terre, itinéraire…

 

 

 

 

Secotine

Journaliste-écrivain témoin attentive des palpitations du monde.